En 2018, 66 % des Russes se déclarent nostalgiques de l'Union soviétique[21]. ETATS-UNIS D'AMÉRIQUE et UNION DES RÉPUBLIQUES SOCIALISTES SOVIÉTIQUES Accord relatif à des livraisons de céréales. Toute l'actualité Recherche avancée. Le territoire de l'URSS varia donc dans le temps, surtout avant et à l'issue de la Seconde Guerre mondiale. L'organisation de l'URSS fait coexister deux ordres institutionnels différents : celui de l'État et celui du Parti communiste de l'Union soviétique (PCUS), qui « noyaute » le premier. À la veille de la révolution russe, l'économie de l'Empire russe était « archaïque »[24]. Sans doute est-il exact de dire que ses changements d'opinion tenaient plus de la tactique politique que de la doctrine, ce qui lui permit de se débarrasser des uns et des autres. Gorbatchev entama donc une série d'initiatives qui aboutirent à une détente certaine et à la signature d'accords de désarmement. L'entre-deux-guerres et l'après guerre sont des périodes de croissance économique importante que certains attribuent, pour une bonne part, au mariage de la planification et du travail forcé. Pendant que le groupe d'armées A s'enlise dans le Caucase, la VIe armée allemande est stoppée à Stalingrad où s'engage une terrible bataille de rues dans une ville en ruine. Le plan quinquennal fut cependant bouclé officiellement en quatre ans. Durant l'invasion allemande, de nombreuses industries ont été transférées à l'est de l'Oural, ainsi que 10 millions de travailleurs civils. L'URSS, par sa grandeur et donc par la variété ses régions, était un État largement multi-ethnique. Vers la fin de la période, il existe en outre une différence notable entre une population russe et ukrainienne à croissance faible, et des peuples « allogènes » (principalement turcophones) à forte natalité. sanctions dures en cas de non réalisation des quotas, pouvant aller jusqu'à l'accusation de trahison ; dans les républiques musulmanes : vallée du, D'abord, et malgré les apparences, l'attaque allemande coûte cher à la, Un autre élément majeur : l'apparition du char, Par ailleurs de nombreuses divisions stationnés en Sibérie, face à la. Ainsi, à l'approche de sa succession, les oppositions au sein du Politburo se cristallisèrent autour de la NEP. Les bolcheviks maintiennent ensuite cette volonté d'égalité entre femmes et hommes, que l'on peut retrouver dans la Constitution de 1918 (puis, en théorie, celle de 1936 et celle de 1977 : « La femme et l'homme jouissent en U.R.S.S. Lorsque la croissance économique se ralentit vers les années 1960, cela est considéré comme un phénomène provisoire. Candidats [modifier | modifier le code] À partir de ce moment, il ne remplit que partiellement ses fonctions jusqu'à sa mort en novembre de la même année. La fédération de Russie est l'État continuateur de l'Union soviétique. Au sommet de l'État se situaient donc le « Soviet suprême », avec son organe exécutif, le Præsidium, ainsi que la Cour suprême et le Procureur de l'Union soviétique. Il s'agit d'un plan typique de l'Union soviétique mais certains plans ressemblent à celui-ci comme le Commissariat général du Plan (en France) ou même le « Grand Bond en avant » (mis en place par la République populaire de Chine). Par ailleurs dans la vie professionnelle, très majoritairement actives les femmes bénéficiaient avec les hommes du principe à travail égal-salaire égal. En 1926, deux ans après la mort de Lénine, Zinoviev et Kamenev décident de rompre avec Staline pour se rapprocher de Trotski avec lequel ils partagent une doctrine commune : exportation de la révolution d'essence mondiale et abandon de la NEP. Il s'agissait de prévoir les activités économiques selon des plans quinquennaux et qui fixaient les objectifs obligatoires de production. Les moyens utilisés sont ceux d'une économie planifiée et centralisée et d'une organisation politique totalitaire : Selon certaines estimations, 127 000 travailleurs payèrent de leur vie la mise en place du premier plan quinquennal (de 1928 à 1932). Le jour suivant, l'Union soviétique était officiellement dissoute. L’Union des républiques socialistes soviétiques[1], par abréviation URSS[N 3] ou en abrégé Union soviétique (en russe : Союз Советских Социалистических Республик, СССР .mw-parser-output .prononciation>a{background:url("//upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/8a/Loudspeaker.svg/11px-Loudspeaker.svg.png")center left no-repeat;padding-left:15px;font-size:smaller}écouter ; transcription : Soïouz Sovietskikh Sotsialistitcheskikh Riespoublik, SSSR ; litt. L'État perd progressivement son autorité sur le pays et l'armée se décompose. L'Union des républiques socialistes soviétiques naquit le 30 décembre 1922, date de la signature du traité d'union (en) (à la suite d'une déclaration préalable) entre la RSFS de Russie, la RSFS de Transcaucasie, la RSS d'Ukraine et la RSS de Biélorussie. Agreement between the governments of the Kingdom of Belgium and the Grand Duchy of Luxembourg and of the government of the Union of Soviet Socialist Republics Ce nom restera jusqu'en 1990. Toutefois, Staline revint ultérieurement sur ses positions et, dans les années 1925 – 1939, procéda lui-même à la création de plusieurs républiques fédérées (dans le Caucase, en Carélie et en Asie centrale)[2]. La prévention des maladies infectieuses fait l'objet d'une attention particulière. Le 8 décembre 1991, lors des accords de Minsk, les chefs de la Russie, de l'Ukraine et de la Biélorussie publièrent une déclaration selon laquelle l'Union soviétique était dissoute et remplacée par la Communauté des États indépendants (CEI), une organisation sans entité juridique forte, qui ne fonctionna pas réellement, malgré un renouveau récent avec de nouvelles organisations partenaires telles que l'OTSC ou la Communauté économique eurasiatique (Eurasec). Les premiers mois de l'offensive semblent favorables au Führer. Au cours de cette période, également, l'URSS confirma sa place de super-puissance et défiait les États-Unis, souvent sur leur propre terrain. Pour faire face aux problèmes posés par la guerre civile russe et l'offensive militaire de pays étrangers (Allemagne, Angleterre, France, Japon, États-Unis), et afin d'assurer l'approvisionnement des villes et de l'armée, Lénine décrète le « communisme de guerre », dont les mesures essentielles sont : Les éléments fondateurs du régime, sous l'appellation de « dictature du prolétariat »[N 7], se mettent aussi en place à cette époque : Grâce au « communisme de guerre », Lénine et le Parti bolchevik parviennent à se maintenir au pouvoir. Une constitution fut rédigée en 1923 ; l'union regroupa plusieurs républiques fédérés dont les frontières furent constituées selon une répartition démographique correspondant à un peuple dans sa définition soviétique. Par conséquent, la RSFSR devient une des républiques de l'Union des républiques socialistes soviétiques. À la fin de la guerre, on estime qu'environ 20 millions et demi de Soviétiques y avaient perdu la vie, parmi lesquels 12 millions de civils, mais pas nécessairement au front : ce chiffre comprend les nombreux prisonniers de l'opération Barbarossa qui périrent soit dans les camps allemands de malnutrition et maladie, soit au camp du Goulag après leur délivrance (car la reddition étant interdite au soldat soviétique, ils étaient considérés comme coupables de haute trahison)[14]. C'était également l'un des pays les plus variés, avec plus de cent « nationalités » (ethnies) recensées sur son territoire, une soixantaine de langues et cinq religions. L' Union des Républiques Socialistes Soviétiques (URSS), en russe Союз Советских Социалистических Республик, ou Union soviétique, est l' État issu de la Révolution d'Octobre 1917. Enfin, constituant la base de la pyramide, les secrétariats, bureaux et cellules locales. L'Union soviétique mit en place des régimes dits de « démocraties populaires » dans les pays d'Europe centrale et orientale (y compris dans la partie de l'Allemagne sous son contrôle), dans lesquels elle implanta des gouvernements qui lui étaient dévoués. nécessaire]. », « la garde rouge de Lénine-Trotsky a fusillé Karl Marx. Ce traité est ratifié le 30 décembre 1922 par le premier congrès des Soviets d'URSS. Le 22 juin 1941, l'Allemagne rompit le « pacte de non-agression » et attaqua l'Union soviétique, Staline ayant refusé de réagir aux mises en garde de ses agents et de Churchill qui était renseigné grâce au décryptage du code de la machine Enigma qui chiffrait les communications militaires allemandes[13]. La pire répression jamais connue par un pays en temps de paix, les « Grandes Purges » (appelées aussi la « Grande Terreur ») aboutissent entre 1936 et 1939 à l’exécution de 680 000 personnes et à la déportation de centaines de milliers d’autres. Union de tous les Français contre l'ennemi. L'URSS dut entre autres, pour faire face à la faiblesse de la production d'aliments, acheter des millions de tonnes de céréales en Occident en général et aux États-Unis en particulier[16]. 161443 605 99,85 245 750 89 480 20 Républiques autonomes 12 146 943 99,68 38 661 4 220 8 Régions autonomes . En 1939, à l’arrêt des « Grandes Purges », Staline a éliminé les dernières sphères d’autonomie dans le Parti et la société, conforté par les élections du 12 décembre 1937[11] et imposé définitivement son « culte » et son pouvoir absolu. Quoique l'Union soviétique eût reçu des fournitures en armes et matériel des États-Unis[15] et de l'Empire britannique, sa production de matériel de guerre était plus importante que celle de l'Allemagne du fait de l'importante augmentation de la production industrielle entre les deux guerres. (Selon les chiffres officiels)[réf. Ses membres sont les suivants : l'Arménie, l'Azerbaïdjan, la Biélorussie, le Kazakhstan, le Kirghizistan, la Moldavie, l'Ouzbékistan, la Russie, le Tadjikistan et le Turkménistan qui dispose du statut d'état associé. Un armistice signé en décembre 1917 aboutit au traité de Brest-Litovsk en mars 1918 qui consacre, en pratique, la défaite de la Russie qui cède au vainqueur la majeure partie de l'Ukraine, la Biélorussie, les pays baltes et la Pologne — la majorité des territoires cédés est en fait récupérée plus tard, après la défaite allemande de novembre 1918, sauf les pays baltes et la Pologne. L'URSS supporta l'essentiel de l'effort de guerre sur le théâtre d'opérations européen contre les Allemands et leurs alliés roumains, italiens, finlandais, hongrois, croates, slovaques, français vichystes (LVF, division Charlemagne), espagnols (division Bleue), russes antistaliniens (division Vlassov, 1ère armée russe)... et ce, jusqu'à ce que les Alliés ouvrissent un second front en Europe (deux ans après la demande de Staline) avec le débarquement en Sicile en 1943. Ainsi, dans les années 1980, 6 % des 265 millions d'habitants étaient membres du PCUS, ce qui était loin de conférer la représentativité du peuple tant affichée. Par ailleurs, l'allocation prioritaire des ressources à l'industrie, les exportations forcées de céréales pour financer des importations de biens d'équipement, combinées à la diminution de la productivité agricole provoquèrent de nouvelles famines : la famine de 1931-1933 cause près de six millions de morts. Les problèmes économiques furent mal résolus. Ces plans quinquennaux donnaient la priorité aux industries lourdes en laissant de côté les industries de consommation. La fédération de Russie est l'État continuateur de l'Union soviétique. Entre 1941 et 1945, Washington a fourni 376 000 camions, 14 700 avions, 7 000 tanks, 52 000 jeeps et 11 000 wagons de marchandises à l'URSS : d'après Russell Buhite, Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes, Chute des régimes communistes d'Europe de l'Est, Partie orientale de la République de Pologne, quinze républiques fédérées, ainsi que d'un certain nombre de républiques et régions autonomes, République socialiste fédérative soviétique de Russie, Subdivisions territoriales de l'Union soviétique, République socialiste soviétique d'Arménie, République socialiste soviétique d'Azerbaïdjan, République socialiste soviétique de Biélorussie, République soviétique socialiste de Boukhara, République socialiste soviétique carélo-finnoise, République socialiste soviétique d'Estonie, République socialiste soviétique de Géorgie, République soviétique socialiste du Khorezm, République socialiste soviétique kirghize, République socialiste soviétique de Lettonie, République socialiste soviétique de Lituanie, République socialiste soviétique d'Ouzbékistan, République socialiste soviétique du Tadjikistan, République socialiste fédérative soviétique de Transcaucasie, République socialiste soviétique du Turkménistan, République socialiste soviétique d'Ukraine, Chronologie de l'Union des républiques socialistes soviétiques, Histoire de l'URSS sous Staline#Planification et industrialisation, Institut panrusse de recherche scientifique en physique expérimentale, Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe, Union des républiques souveraines soviétiques, Organisation du traité de sécurité collective, Élections législatives soviétiques de 1984, Sous-marin nucléaire lanceur d'engins « Classe Typhoon », Croiseurs à propulsion nucléaire « Classe Kirov », liste des codes internationaux des plaques minéralogiques, conflit frontalier sino-soviétique de 1969, New version of Soviet Union Treaty expands republics'rights, « La Communauté des Etats indépendants (CEI) ». Dès 1943, Staline fonde l'Institut Kourtchatov de recherches nucléaires, suivi de la création entre 1945 et 1948 du complexe nucléaire Maïak, puis de la création en 1946 de l'Institut panrusse de recherche scientifique en physique expérimentale. Entre 1918 et 1946, il est appelé Conseil des commissaires du peuple de de la RSFSR puis de l'URSS. Au-dessous de lui, par ordre d'autorité décroissante viennent le Politburo, le Secrétariat et le Comité central. La Géorgie quitta la communauté à la suite des événements en Ossétie du Sud de 2008. ». Les réquisitions sont ainsi remplacées par un impôt en nature peu élevé. Au sommet du Parti, le Secrétaire général, dont le titre est modeste mais le pouvoir beaucoup plus grand que celui du Président du Præsidium du Soviet suprême de l'Union soviétique dont le titre est purement honorifique, et plus grand que celui du Président du Conseil des ministres (Premier ministre) de l'URSS. C'est l'enjeu de la campagne de 1942 avec deux objectifs : conquérir le Caucase et rejoindre Rommel, à la tête de l'Afrika Korps, au Moyen-Orient ; repousser les Soviétiques au-delà de la Volga et prendre Moscou à revers. La valeur de la production industrielle en 1913 représentait moins de la moitié de celle de la France, un sixième de celle de l'Allemagne, ou un quatorzième de celle des États-Unis[25]. L'URSS fut donc un État fédéral dans lequel chaque république fut égale en droits. En 1946, Staline fait changer le nom de l'instance gouvernementale du pays en Conseil des Ministres d'URSS (ou Sovmin). La dernière modification de cette page a été faite le 16 novembre 2020 à 20:23. En mai 1989, une réforme constitutionnelle crée le poste de président du Soviet suprême d'URSS qui, contrairement à ses prédécesseurs, est investi de réelles fonctions de chef de l'État. Cette politique aboutit à la chute du mur de Berlin en 1989. Le 8 août 1945, conformément aux accords de Yalta, l'URSS déclare la guerre à l'empire du Japon et réalise l'invasion de la Mandchourie. Pourtant plusieurs facteurs vont stopper net l'offensive allemande et permettre la première contre-offensive soviétique : En décembre 1941, les Allemands sont incapables de prendre Moscou et subissent une contre-offensive, Moscou est alors sauvée. Le rendement agricole était médiocre, la pénurie de transport paralysait toute tentative de modernisation économique[26]. Les koulaks doivent être éliminés en tant que classe. Pour expliquer le passage à la NEP, Lénine déclare que « nous ne sommes pas assez civilisés pour pouvoir passer directement au socialisme, encore que nous en ayons les prémices politiques »[8], se référant au fait que la Russie était encore une société essentiellement agraire avec une base industrielle encore faible et ne correspondait donc pas aux critères permettant le socialisme tel que défini par Karl Marx. Sur le plan international, l'ère Brejnev fut marquée par un certain relâchement de la tension avec les États-Unis, avec notamment la signature de traités de limitation des armes nucléaires (accords sur la démilitarisation de l'espace en 1967, traités SALT I en 1972, SALT II en 1979) et la Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe.