Chaque année, le douar reçoit la visite du percepteur (70 000 francs perçus en 1936[18]) et d'un médecin militaire venant vacciner les bébés. Il est décidé qu'elle reprenne contact pour, « à ses risques et périls », rencontrer un membre du CCE du FLN. L'opérette sera mise en scène pour la première fois en 2007 au théâtre du Châtelet, à Paris[33],[34]. Retrouvez toutes les phrases célèbres de Germaine Tillion parmi une sélection de + de 100 000 citations célèbres provenant d'ouvrages, d'interviews ou de discours. Amie des Lecompte-Boinet, elle entre en contact avec Combat Zone Nord et par Jacques Legrand, avec un groupe lié à l'Intelligence Service, le réseau Gloria. Une grande partie des travaux effectués pendant ces six années a malheureusement disparu au cours de la Seconde Guerre mondiale[26]. »), dans le cadre de l'allocation des fonds de l'International Society of African Languages and Cultures, il lui est proposé une mission dans l'Aurès, pour étudier l'ethnie berbère des Chaouis ; ne connaissant pratiquement rien de ce sujet, elle s'initie à la langue berbère à l'École des langues orientales (Marcel Destaing). Un hommage de la Nation lui a été rendu au Panthéon le 27 mai 2015, où elle est entrée en même temps que Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Jean Zay et Pierre Brossolette. Germaine Tillion est décédée le 19 avril 2008 à Saint-Mandé dans le Val-de-Marne en France : elle avait 101 ans. Ethnologue, elle part en 1934 en mission en Algérie pour étudier les Berbères des Aurès. Elle pense qu'un effort doit être fait en priorité pour scolariser correctement et former professionnellement les jeunes Algériens du monde rural. Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Elle fait la connaissance de Margarete Buber-Neumann, qui dès cette époque, lui apprend ce qu'est le système des camps de travail forcé soviétique. Ses parents sont issus de deux lignées de notables : hommes de loi de Charolles du côté paternel, d'Alleuze (Cantal) du côté maternel ; en 1907, son père est juge de paix à Allègre, fonction qui lui prend peu de temps ; il s'intéresse à la musique, à l'archéologie, à la photographie, à la chasse et à la vie rurale. En 1914, Germaine devient interne dans un lycée, alors que commence la guerre : « Je ne mettais [pas] en doute l'existence de deux monstres sans visage : l'Allemand et la Mort. Ses parents contribuent chez Hachette à la rédaction des Guides bleus et d'ouvrages touristiques, activité qu'Émilie Tillion poursuit seule après la mort de son mari. Au premier abord, elle a l'impression qu'il n'existe pas de problèmes majeurs dans les relations entre Français et Musulmans. Par exemple, Marie-Renée Chéné, impliquée dans le bidonville de Hussein-Dey, Charles Aguesse ; cf. Germaine Tillion est née le 30 mai 1907 à Allègre (Haute-Loire). Son activité d'ethnologue se poursuit ; en 1959, elle passe du CNRS à la Sixième section de l'École pratique des hautes études (EPHE), la section des Sciences économiques et sociales alors dirigée Fernand Braudel; sous la direction de Jacques Le Goff, elle devient l'EHESS en 1975, deux ans avant que Germaine Tillion prenne sa retraite. Elles réussissent à sortir du camp des documents, notamment des photographies relatives à des expériences médicales menées sur des détenues, le texte de l'opérette, etc. La cérémonie était présidée par le père Alain-Christian Leraitre, en présence de l'abbé Jean Kammerer, aumônier des déportés. Morte à l'âge de 100 ans (de quoi ?). En 1936, selon un relevé de Germaine Tillion, ils sont au nombre de 779 (92 familles réparties entre 5 clans endogames). // NOS LECTURES \\ Germaine Tillion, Une opérette à Ravensbrück, édité pour la 1ère fois en 2005 L’auteure : Ethnologue et résistante déportée, Germaine Tillion a passé deux ans à Ravensbrück, utilisant son expertise scientifique pour décrypter l'univers des camps. En 1934 (à ce moment, elle a « terminé l'École du Louvre et deux ou trois certificats en licence, ainsi que le diplôme de l'Institut d'ethnologie[14] »), dans le cadre de l'allocation des fonds de l'International Society of African Languages and Cultures[15], il lui est proposé une mission dans l'Aurès, pour étudier l'ethnie berbère des Chaouis ; ne connaissant pratiquement rien de ce sujet, elle s'initie à la langue berbère à l'École des langues orientales (Marcel Destaing). En 1999, elle est élevée à la dignité de Grand-croix de la Légion d'honneur, une parmi six femmes, avec Geneviève de Gaulle, Valérie André, Jacqueline de Romilly, Simone Rozès et Christiane Desroches Noblecourt. Germaine Tillion ne confondait pas, cependant, stalinisme et communisme, faisant l’éloge des résistantes communistes à Ravensbrück, d’une Jeannette jeune ouvrière du Nord. Ses travaux portent sur les sociétés méditerranéennes et son séminaire d'ethnologie du Maghreb à l'EPHE est resté une référence. C'est lui qui sollicite de Germaine Tillion un entretien qui a lieu le 4 juillet 1957, dans la Casbah d'Alger ; ce jour-là, elle le rencontre (il est présenté comme « le Grand Frère »), accompagné d'Ali la Pointe (le seul qui soit nommé), en présence de Zohra Drif et de Fatima Bouhired. Les centres sociaux, c'était un moyen de permettre à ceux qui le voulaient d'accéder à l'enseignement le plus élevé et à ceux qui ne le voulaient pas d'avoir un métier. Française, née le 30 mai 1907 et morte le 19 avril 2008. Les « Verfügbar » (de l'allemand verfügbar : disponible) sont ces déportées qui, non comptées à l'effectif des kommandos (équipes de travaux forcés), passent leurs journées à se cacher pour échapper aux corvées. Elle apporte son soutien au général de Gaulle lors de l'élection présidentielle de 1965. En mars 1944, elle fait clandestinement une conférence pour quelques-unes des déportées françaises. Face à cette politique, elle soutient le développement des Centres sociaux jusqu'au début de 1957 quand elle se rend compte que les choses ont changé et notamment que la généralisation de la torture rend impossible tout arrangement. En 1932, elle entre aussi en contact avec Louis Massignon, autre professeur au Collège de France, à l'origine spécialiste de l'islam, mais qui est devenu un chercheur pluridisciplinaire dans le domaine musulman. Ses obsèques religieuses[59] ont été célébrées à la paroisse du Saint-Esprit (12e arrondissement de Paris) le 24 avril 2008, là où Germaine Tillion avait l'habitude de commémorer la mort de sa mère, Émilie Tillion (assassinée au camp de Ravensbrück le 2 mars 1945)[60]. Le 1er novembre 1954, jour de la « Toussaint rouge », qui marque le début de la guerre d'Algérie, un des attentats les plus graves a lieu dans l'Aurès : l'interception de l'autobus Biskra-Arris, suivi de la mort du caïd Ben Hadj Sadok et d'un instituteur venu de métropole, Guy Monnerot ; d'autre part, quatre militaires français sont tués à Batna et à Khenchela. Germaine Tillion est née le 30 mai 1907 à Allègre (Haute-Loire). Germaine Tillion Née en 1907, à Allègre en Haute-Loire, Germaine Tillion est élevée par sa mère, Émilie, assurant l’éducation de ses deux filles comme rédactrice des Guides Bleus après la mort de son mari en 1925. Sa mission se déroule principalement dans le département de Constantine, surtout dans l'Aurès, où elle revient dans les lieux qu'elle a connus vingt ans avant, assez changés : une piste monte à Kebach où elle trouve deux petites épiceries. Elle y fait ses premières classes, de l'instruction primaire au lycée[6], alors que commence la Première Guerre mondiale : « Je ne mettais [pas] en doute l'existence de deux monstres sans visage : l'Allemand et la Mort. On y trouve notamment de nombreux dossiers de travail sur son activité dans la résistance et ses années passées en Algérie, ainsi qu'une très vaste correspondance. Le texte de son témoignage, publié dans la presse dès 1958, suscitera deux attaques, amenant Germaine Tillion à répondre publiquement, d'abord à Simone de Beauvoir en 1964, puis au général Massu en 1971. Le 1er novembre 1954, jour de la « Toussaint rouge », qui marque le début de la guerre d'Algérie, un des attentats les plus graves a lieu dans l'Aurès : l'interception de l'autobus Biskra-Arris, suivi de la mort du caïd Ben Hadj Sadok et d'un instituteur venu de métropole, Guy Monnerot ; d'autre part, quatre militaires français sont tués à Batna et à Khenchela. Elle a lieu en 1935-1936 ; Germaine Tillion accompagne Thérèse Rivière chef de mission et directrice du département « Afrique Blanche et Levant », au Musée d'ethnographie du Trocadéro. Les Ouled Abderrahmane, sont des agriculteurs éleveurs transhumants entre la bordure du Sahara en hiver et les hauteurs en été. Avec Jean Marx (1884-1972), spécialiste du cycle arthurien. », entériné par le gouverneur le 25 octobre 1955. Le 21 octobre 1943, intégrée dans la catégorie NN, Germaine Tillion est déportée sans jugement et emmenée avec 24 autres prisonnières de Fresnes au camp de Ravensbrück, au nord de Berlin, par train de voyageurs (sans passer par le camp de Compiègne). Kebach se trouve dans le douar Tadjemout (aujourd'hui dans la commune d'El Mizaraa, wilaya de Biskra), qui regroupe les arch Beni Melkem et Ouled Abderrahmane. Ayant quitté Paris avec sa mère, c'est au cours de l'exode qu'elle entend le discours de Pétain du 17 juin (« il faut cesser le combat »), auquel elle réagit par un refus immédiat et catégorique. Ses travaux portent sur les sociétés méditerranéennes et son séminaire d’ethnologie du Maghreb à l'EPHE est resté une référence. Geneviève de Gaulle-Anthonioz, née le 25 octobre 1920 à Saint-Jean-de-Valériscle et morte le 14 février 2002 à Paris, est une résistante française puis militante des droits humains et de la lutte contre la pauvreté. compte rendu de la séance du conseil municipal du 21 janvier 2016. À la demande de l'ADIR, elle met au point un texte sur la situation économique et sociale de l'Algérie, publié en plusieurs livraisons dans l'organe du mouvement, Voix et visages, puis sous forme de brochure. Yacef Saâdi, responsable de la Zone autonome d'Alger, est alors traqué par les parachutistes du général Massu. Dans ce cabinet, se trouvent à la fois des « libéraux » (Jacques Juillet, Vincent Monteil) et des conservateurs (Henry-Paul Eydoux, le colonel Constans). Elle est la fille de Lucien Tillion (1867-1925), magistrat, et d'Émilie Cussac (1876-1945), connue sous son nom marital, Émilie Tillion. Dans ce cabinet, se trouvent à la fois des « libéraux » (Jacques Juillet, Vincent Monteil) et des conservateurs (Henry-Paul Eydoux, le colonel Constans). Germaine Tillion et l'Auvergne Germaine Tillion est née à Allègre, dans le département de la Haute-Loire, le 30 mai 1907. MAISON DE GERMAINE TILLION. La Résistance devait organiser des évasions, informer la population soumise à la propagande nazie et soutenir les Anglais[27]. Elle est la fille de Lucien Tillion[1] (1867-1925), magistrat, et d'Émilie Cussac (1876-1945), connue sous son nom marital, Émilie Tillion. Ses parents contribuent chez Hachette à la rédaction des Guides bleus et d'ouvrages touristiques, activité qu'Émilie Tillion poursuit seule après la mort de son mari[9]. En particulier, au début de 1935, elle rencontre le docteur Chérif Saâdane[21], victime à Biskra de l'attitude raciste de la bonne société[22]. Ce n'est qu'en 2000 qu'elle a publié un ouvrage consacré spécifiquement à l'Aurès : Il était une fois l'ethnographie, suivi en 2005 de L'Algérie aurésienne (choix de ses photographies des années 1930). Grâce à une mise au Revier (infirmerie-mouroir) et à des complicités, Germaine Tillion échappe à un transport à destination du camp de Mauthausen, à une époque où les autorités du camp mènent une politique d'extermination systématique (création d'une chambre à gaz au début de 1945). C'est donc ce groupe qui devient le sujet de sa thèse, qu'en 1938 elle envisage d'intituler Une République du sud-aurésien[20]. En ce qui concerne son activité de résistante, son rang est validé par l'attribution du grade de commandant ; d'autre part, elle est chargée de la « liquidation administrative » du réseau désigné sous le nom de « groupe Hauet-Vildé », qu'elle fait homologuer en 1946 sous le nom désormais usuel de « groupe du musée de l'Homme ». Un peu plus tard cependant, des négociations entre Heinrich Himmler et le diplomate suédois Folke Bernadotte permettent à un autre groupe de détenues françaises, dont elle fait partie, d'être évacuées par la Croix-Rouge suédoise[27] ; le 24 avril, elles sont emmenées en autocar à Padborg au Danemark (encore occupé), puis en train à Göteborg en Suède où elles sont prises en charge par un établissement hospitalier. Ayant quitté Paris avec sa mère, c'est au cours de l'exode qu'elle entend le discours de Pétain du 17 juin (« il faut cesser le combat »), auquel elle réagit par un refus immédiat et catégorique. Mais celui-ci est infiltré par un agent de l'Abwehr, Robert Alesch, prêtre, vicaire de La Varenne-Saint-Hilaire (à Saint-Maur-des-Fossés), qui réussit à livrer de nombreux résistants, dont, le 13 août 1942, Germaine Tillion, lors d'un rendez-vous à la gare de Lyon ; jugé en 1949, il sera condamné à mort et exécuté. Parcourant d'abord la région de Menaa (au sud-ouest d'Arris), où se trouvent quelques habitants parlant français, elle recueille un grand nombre de contes et légendes. La nuit je rêvais de m'engager comme chien de guerre[7]. À Fresnes, elle obtient la disposition de sa documentation et poursuit la rédaction de sa thèse. En 2004, elle lance avec d'autres intellectuels français un appel contre la torture en Irak. Elle fut inhumée au cimetière de Condé de Saint-Maur des Fossés (Val-de-Marne). Yacef Saâdi est arrêté le 22 septembre ; étant donné qu'il a respecté son engagement concernant les attentats, Germaine Tillion s'efforce de le faire transférer de la garde des parachutistes à celle de la justice civile[45] ; puis, lors de son procès, en juillet 1958 à Alger, elle témoigne à décharge (condamné à mort, il sera gracié par le général de Gaulle en 1959). Amie des Lecompte-Boinet, elle entre en contact avec Combat Zone Nord et par Jacques Legrand, avec un groupe lié à l'Intelligence Service, le réseau Gloria. En vue de son entrée au Panthéon, le 27 mai 2015[63], la famille ayant souhaité que son corps demeure près des siens, de la terre fut prélevée sur sa tombe le 13 mai 2015. Le département des Manuscrits de la Bibliothèque nationale de France conserve pour sa part les archives de Germaine Tillion, données en 2008 et 2009 par l'Association Germaine Tillion et Monsieur et Madame Dozières-Lévy. La mission dure du 18 juin au 3 juillet. Elle revient en France en juillet 1945 et réintègre le CNRS, mais elle quitte la section Ethnologie pour travailler dans la section Histoire contemporaine, où elle va se consacrer à des travaux sur l’histoire de la Seconde Guerre mondiale (enquête sur les crimes de guerre nazis). Au premier abord, elle a l'impression qu'il n'existe pas de problèmes majeurs dans les relations entre Français et Algériens. Les meilleures citations de Germaine Tillion. Sa mère, résistante comme elle, y est déportée en février 1944 et sera gazée en mars 1945. Il y a même eu des éditeurs pour imprimer certaines de ces élucubrations, et des compilations plus ou moins officielles pour les utiliser, mais éditeurs et compilateurs sont absolument inexcusables, car l’enquête la plus élémentaire leur aurait suffi pour éventer l’imposture." Fréquentant régulièrement le Musée de l'Homme, elle fait la connaissance d'un des sous-directeurs, l'ethnologue Jacques Soustelle. La dernière modification de cette page a été faite le 19 décembre 2020 à 04:24. Puis un événement inattendu a lieu : la tentative de Himmler de négocier son avenir avec les puissances occidentales. Cf. Parcourant d'abord la région de Menaâ (au sud-ouest d'Arris), où se trouvent quelques habitants parlant français, elle recueille un grand nombre de contes et légendes. Nous avons connu de nombreux tarés mentaux, mi-escrocs, mi-fous, exploitant une déportation imaginaire ; nous en avons connu d’autres – déportés authentiques – dont l’esprit malade s’est efforcé de dépasser encore les monstruosités qu’ils avaient vues ou dont on leur avait parlé et qui y sont parvenus. C'est à partir de 1928 qu'elle s'oriente vers l'ethnologie, auprès de Marcel Mauss, professeur à l'École pratique des hautes études (EPHE), fondateur de l'Institut d'ethnologie (1925) et professeur au Collège de France. En 1950, elle accepte de faire partie de la Commission internationale contre le régime concentrationnaire fondée par David Rousset, qui travaille d'abord sur les camps de concentration soviétiques, mais élargira par la suite le champ d'observation à d'autres lieux (Grèce, Algérie…). De retour à Paris le 24 juin, peu après l'armistice, elle recherche d'autres personnes ayant le même point de vue qu'elle et prend contact avec Paul Hauet (1866-1945), colonel en retraite devenu industriel, antipétainiste de longue date ; elle trouve aussi des sympathies au Musée de l'Homme (Yvonne Oddon, Paul Rivet). ‎Edition originale de ce tiré à part de "A la croisée des études libyco-berbères". Elle a reçu le prix Pulitzer en 1947, pour ses actes héroïques durant la Seconde Guerre mondiale ; un hommage de la Nation lui sera prochainement rendu au Panthéon. Germaine Tillion y mêle des textes relatant avec humour les dures conditions de détention et des airs populaires tirés du répertoire lyrique ou populaire. Après le départ de Jacques Soustelle, elle passe trois mois chez les Touareg dans le Sahara, avant de rentrer à Paris. Ses parents appartiennent au monde de la bourgeoisie à la fois républicaine et catholique[3] et sont issus de deux lignées de notables : hommes de loi de Charolles du côté paternel, d'Alleuze (Cantal) du côté maternel ; en 1907, son père est juge de paix à Allègre, fonction qui lui prend peu de temps[4] ; il s'intéresse à la musique, à l'archéologie, à la photographie, à la chasse et à la vie rurale[5]. Cela l'amène à réinterpréter un certain nombre de faits apparemment anodins en termes de racisme. Ont pris le nom de « promotion Germaine Tillion ». Titulaire de nombreuses décorations pour ses actes héroïques durant la Seconde Guerre mondiale, elle est la deuxième femme à devenir Grand-croix de la Légion d'Honneur après Geneviève de Gaulle-Anthonioz. Elle intervient d'autre part en mai 1957 comme témoin de la défense dans le procès de Mohammed Ben Sadok, meurtrier d'Ali Chekkal. Vous savez où se trouve la tombe de Germaine Tillion ? En 1959, elle accepte d'entrer dans le cabinet d'André Boulloche, ministre de l'Éducation nationale (du 9 janvier au 23 décembre) dans le gouvernement Michel Debré, dont le ministre de la Justice est Edmond Michelet (lui aussi ancien déporté), pour s'occuper de la question de l’enseignement dans les prisons en France, alors quasi inexistant. Début avril, 300 Françaises sont évacuées par la Croix-Rouge internationale, mais les NN sont exclues. À la fin de 1932, elle fait un long séjour en Prusse orientale (décembre 1932-février 1933) : « premier contact (plein d'aversion et d'ironie) avec le nazisme », notamment à travers les étudiants de l'université de Königsberg, au moment où les nazis sont en train d'arriver au pouvoir (Hitler devient chancelier le 30 janvier 1933). À Kebach, à mi-chemin, se trouve le grenier collectif où ils conservent les récoltes (blé et surtout orge). Peu après l’armistice, elle recherche d'autres personnes ayant le même point de vue qu'elle et prend contact avec Paul Hauet (1866-1945), colonel en retraite devenu industriel, antipétainiste de longue date ; elle trouve aussi des sympathies au Musée de l'Homme (Réseau du musée de l'Homme : Yvonne Oddon, Paul Rivet...). (p.18, note 2). Ces pièces ont été réunies et doublées de fichiers par numéros matricule et nominatifs de l’ensemble des femmes déportées de France (sauf déportées juives), à partir de diverses sources : registres d’écrous des prisons françaises et allemandes, registres de Ravensbrück, listes du Ministère des Anciens combattants, listes dressées par les déportées elles-mêmes (par exemple au revier). Elles réussissent à sortir du camp des documents, notamment des photographies relatives à des expériences médicales menées sur des détenues, le texte de l'opérette, etc. ... J´ai eu le grand plasir de rencontrer Denise et son mari Alain - meme de les accompagner durant leur voyage dans mon pays. Elle meurt le samedi 19 avril 2008 à son domicile de Saint-Mandé[58] (Val-de-Marne), tout près du bois de Vincennes, dans sa 101e année. Ethnologue, Germaine Tillion (1907-2008) a été une inlassable combattante des droits de l'homme. Seules les célébrités ayant une note de 4 ou + peuvent prétendre à une place au Paradis. Courte biographie de Germaine Tillion, Ethnologue et résistante française. La Commission envoie en Algérie cinq personnes, dont Germaine Tillion et Louis Martin-Chauffier (qui ne doivent pas participer à la rédaction du rapport) et trois étrangers. En même temps qu'elles y entreront Pierre Brossolette et Jean Zay, mais eux sont des hommes et ça n'a donc aucun intérêt. La meilleure citation de Germaine Tillion préférée des internautes. Des remarques ? Cette période consacrée en priorité aux questions concernant la Seconde Guerre mondiale prend fin avec les événements de novembre 1954 en Algérie. La Résistance devait organiser des évasions, informer la population soumise à la propagande nazie et soutenir les Anglais. En juin 1957, alors que la « bataille d'Alger » dure depuis cinq mois, David Rousset obtient de Guy Mollet une autorisation de visite des lieux de détention en Algérie. Si vous ne trouvez ce que vous recherchez sur Germaine Tillion, décrivez-nous votre demande et nous vous répondrons personnellement dans les plus brefs délais. Dès le début du séjour à Göteborg, Germaine Tillion lance un travail de recherche sur le camp de Ravensbrück à travers un questionnaire qu'elle utilisera ensuite pendant plusieurs années. Biographie de Germaine Tillion Germaine Tillion, née à Allègre (Haute Loire) est la fille d'un magistrat et de l'écrivain Emilie Tillion.Elle grandit dans un milieu épris de culture, suit des études supérieures et sort diplômée de l'Institut d'Ethnologie en 1932. À 70 km d'Arris, il faut plusieurs heures à cheval pour arriver en ces lieux très isolés. Des infos à partager ? C'est dans ce cadre qu'elle élabore avec un certain nombre de personnalités[38] le projet des Centres sociaux, entériné par le gouverneur le 25 octobre 1955 : « Quand j’ai vu l’énorme épuisement de l’Algérie et l’énorme épuisement financier des familles, j’ai pensé que la seule chose qui était faisable était de nantir les paysans algériens d’un outillage leur permettant de survivre dans une ville, c’est pour ça que j’ai conçu les centres sociaux. Le 21 octobre 1943, intégrée dans la catégorie NN, Germaine Tillion est déportée sans jugement et emmenée avec 24 autres prisonnières de Fresnes au camp de Ravensbrück, au nord de Berlin, par train de voyageurs (sans passer par le camp de Compiègne). En pratique, l'ordre repose sur les normes traditionnelles, fondées sur l'honneur familial (vendetta et composition) et sur la suprématie des « Grands-Vieux » (les sages de la tribu). Sélectionné au FIPA 2009, ) Acheter. Ce phénomène général (indépendant de la répression militaire, qui touche particulièrement l'Aurès) aboutit à ce qu'elle va appeler la « clochardisation de la population algérienne », notamment par l'exode rural et la formation de bidonvilles autour des grandes villes. Par la suite, elle fit son entrée au Panthéon le 27 mai 2015, aux côtés de trois autres résistants de la Seconde Guerre Mondiale : Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Pierre Brossolette et Jean Zay. Elle meurt le samedi 19 avril 2008 à son domicile de Saint-Mandé (Val-de-Marne), tout près du parc de Vincennes, dans sa 101e année. Lacouture, 2000. Inculpée pour cinq chefs d'accusation, elle est transférée à Fresnes, où en janvier 1943, elle apprend l'arrestation de sa mère. À 70 km d'Arris, il faut plusieurs heures à cheval pour arriver en ces lieux très isolés. Elles y rentrent… Germaine Tillion, fondatrice de l’ethnologie moderne, met très vite en place, dès 1940, le réseau de résistance du Musée de l’Homme par pur patriotisme. À cette occasion, en présence d'Émilie Sabeau-Jouannet, nièce de Germaine Tillion, de Sylvain Berrios, député-maire de Saint-Maur, et de nombreux représentants du monde associatif, une plaque à la mémoire de sa mère Émilie Tillion (gazée à Ravensbruck) fut dévoilée et apposée sur la tombe. Suite à une entrevue qu'elle a sollicitée par courtoisie administrative (22 février 1955), il décide de lui confier une responsabilité comme membre de son cabinet chargé des affaires sociales et éducatives. Germaine Tillion, qui fut résistante et déportée à Ravensbrück, a eu très tôt le courage de dénoncer les imposteurs qui inventèrent des récits imaginaires à propos de la Shoah. L'entretien dure cinq heures ; il en ressort que Yacef Saadi s'engage à mettre fin aux attentats aveugles en contrepartie d'un arrêt des exécutions capitales. La mission dure du 18 juin au 3 juillet. Le caïd, responsable du douar (payé 750 francs par mois), musulman, mais originaire de Constantine, est un ancien serviteur du sous-préfet ; il y aussi un secrétaire (khodja), payé 300 francs. Publié le 12 décembre 2019 à 18h15 Modifié le 12 décembre 2019 à 18h20 Agrandir Le Musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon possède un fonds d'archives légué par Germaine Tillion. La nuit je rêvais de m'engager comme chien de guerre. modifier - modifier le code - modifier Wikidata. Le caïd, responsable du douar (payé 750 francs par mois), musulman, mais originaire de Constantine, est un ancien serviteur du sous-préfet ; il y aussi un secrétaire (khodja), payé 300 francs. Liste des citations de Germaine Tillion classées par thématique. Après Marie Curie et l’épouse de Marcelin Berthelot qui avait suivi son mari dans cette dernière demeure, voici donc pour commencer Geneviève de Gaulle-Anthonioz et Germaine Tillion. Son livre Le Harem et les cousins (1971) suscite des réactions hostiles de la part de certains intellectuels du monde musulman. ». Fréquentant régulièrement le Musée de l'Homme, elle fait la connaissance d'un des sous-directeurs, l'ethnologue Jacques Soustelle. Il est composé du Conservatoire du littoral, de la Commune et de l’association Maison Germaine-Tillion. En octobre 1944, elle écrit, sur un cahier soigneusement caché, une opérette Le Verfügbar aux Enfers. Elle a une soeur, née en 1909, Françoise. En 2000, la revue Esprit lui consacre un numéro spécial. Une partie des archives de ces travaux est aujourd'hui disponible dans le fonds ADIR du BDIC, l'autre (les « fiches blanches ») dans le fonds Germaine Tillion du Musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon. See why other supporters are signing, why this petition is important to them, and share your reason for signing (this will mean a lot to the starter of the petition). À cette époque, âgée de 90 ans, elle se décide à reprendre les notes des années 1930 qu'elle n'avait pas emmenées à Ravensbrück et publie un aperçu de ce qu'aurait été sa thèse sur les Ouled Abderrahmane (Il était une fois l'ethnographie, 2000). Ses cendres ainsi que celles de son mari Pierre Curie sont transférées au Panthéon le 20 avril 1995. Puis elle s'installe sur le versant sud du djebel Ahmar Khaddou, à Kebach, centre de l'arch (« tribu ») des Ouled Abderrahmane[17]. Soutenue par ces deux ministres, elle instaure un service spécialisé dépendant de l'Éducation nationale (notamment, le 15 septembre 1959, est créé le poste d'Inspecteur conseiller pédagogique près de la direction de l'administration pénitentiaire ; le premier poste d'enseignant en milieu pénitentiaire est créé en 1963). Petition details. Elle le sait, et c’est un véritable cas de conscience. Début avril, 300 Françaises sont évacuées par la Croix-Rouge internationale, mais les NN sont exclues. En ce qui concerne son activité de résistante, son rang est validé par l'attribution du grade de commandant ; d'autre part, elle est chargée de la « liquidation administrative » du réseau désigné sous le nom de « groupe Hauet-Vildé », qu'elle fait homologuer en 1946 sous le nom désormais usuel de « groupe du musée de l'Homme ». Ses séjours peu fréquents mais réguliers dans les villes de Batna (en été) ou Biskra (en hiver) lui révèlent cependant que des tensions existent. Durant son séjour en France en 1937-1938, elle a de nouveau un contact avec l'Allemagne nazie, en Bavière, où elle passe quelques jours. Cette période consacrée en priorité aux questions concernant la Seconde Guerre mondiale prend fin avec les événements de novembre 1954 en Algérie. Quelle est l'année de naissance de Germaine Tillion ? Après le départ de Jacques Soustelle, elle passe trois mois chez les Touareg dans le Sahara, avant de rentrer à Paris. Elle fait la connaissance de Margarete Buber-Neumann, qui dès cette époque, lui apprend ce qu'est le système concentrationnaire soviétique. Soyez le premier à poser une question sur Germaine Tillion. Les membres du site ont décidé de porter Germaine Tillion au plus haut niveau du site en lui attribuant une note moyenne de 5 sur 5 avec 1 note. À sa demande, la décoration lui est remise par Geneviève de Gaulle-Anthonioz dans sa maison le 23 décembre 1999. Ses séjours peu fréquents mais réguliers dans les villes de Batna (en été) ou Biskra (en hiver) lui révèlent cependant que des tensions existent. Les jeunes femmes sont toutes les deux bénéficiaires d'une allocation de recherche dans l'Aurès[16]. Après délibération (si nous pensons que le contenu proposé est intéressant), nous afficherons le lien vers cette nouvelle source d'infos et nous vous préviendrons par e-mail quand il sera publié. Germaine Tillion, icône idéologique ou pensée complexe ? Les jeunes femmes sont toutes les deux bénéficiaire d'une allocation de recherche dans l'Aurès. Née à Talizat le 20 février 1876, fille de François Cussac (lui-même né à Alleuze en 1849), notaire dans le Puy-de-Dôme, et de Marie-Antoinette Vivier, Émilie était la mère de Germaine Tillion. Il est décidé qu'elle reprenne contact pour, « à ses risques et périls », rencontrer un membre du CCE du FLN. Elle analyse que la Résistance s'est réalisée dans l'urgence : ce ne sont pas les réseaux qui cherchaient des volontaires mais des volontaires qui cherchaient des organisations.